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LES DENTS DE LA MER
« Et si notre peur venait de nous-même ?»
— Andros Dresamore i

Note critique
par André de Sá Moreira
Andros Dresamore i devient prédateur. Son corps glisse le long d’un mur, reproduisant maladroitement les mouvements d’un poisson. La bande sonore des Dents de la mer installe une tension insupportable. Puis il se retourne, ses yeux fixent la caméra. Il avance, lentement, inexorablement, vers nous. Le mur n’est plus un décor, il devient un océan réduit à une surface plane. L’artiste vient menacer le spectateur, et peut être même le dévorer. C’est le prédateur en lui qui renait.
La scène est d’une simplicité glaçante. On retient son souffle. Le danger ne vient pas d’ailleurs, il vient de lui, vers nous.
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