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SUPERMAN 1 ET 2
«Pas besoin de voler pour croire que l’on peut.»
— Andros Dresamore i


Note critique
par André de Sa Moreira
Dans ce diptyque intitulé “Superman 1 et 2”, Andros Dresamore i convoque l’imaginaire héroïque de Superman pour le confronter à deux scènes triviales.
Dans la première, il est sous une voiture surélevée chez Midas ; tenant une roue avec ses bras comme si il soulevait le véhicule. La musique épique transforme ce simple changement de roue en acte de bravoure mythologique.
Dans la seconde, il grimpe sur un plot, le bras tendu vers le ciel, prêt à s’élancer… mais l’envol n’arrive jamais. La tension reste suspendue. Ces deux gestes, dérisoires et grandiloquents à la fois, révèlent la fragilité du fantasme héroïque : un élan figé, un pouvoir qui n’existe que dans la
bande-son, ou pas seulement ?
Comme un rêve d’enfant mal réveillé. Dresamore i n’incarne pas le super-héros. Il incarne le vide entre nous et lui, ce moment où le geste croît mais ne décolle pas.
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