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PIGEON

«Ils ne fuient pas tout de suite, mais ils n’acceptent pas non plus. Leur seuil de tolérance est très précis. C’est une diplomatie animale.»
— Andros Dresamore i  

Note critique

par André de Sá Moreira

En adoptant une posture non humaine, sans travestissement ni commentaire, Andros ne joue pas : il habite. Il engage son corps dans une tentative de cohabitation ténue, affective, presque naïve — mais rigoureusement tenue.

Il ne s’agit ni d’une performance animale, ni d’une allégorie : simplement d’un glissement, d’un refus de se tenir droit, de se tenir au-dessus.
Le contact avec le sol précède tout discours. C’est une attention sans langage, une manière de se rendre disponible sans s’imposer.

Les pigeons, un instant troublés, finissent par tolérer cette présence ambiguë. Leur réponse — ni panique, ni accueil — condense la logique du vivant : une indifférence active, une intégration sans validation.


Battements d’ailes, friction des pavés, déplacements hésitants.
Une scène sans relief symbolique, mais pleine d’épaisseur sensible. Un plan fixe où rien n’avance, mais où tout se négocie. Une tentative d’infiltration douce dans une société non-humaine déjà fatiguée de notre présence.

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© 2025 by Andros Dresamorei. 

Prenez votre temps… il n’y a pas de temps à perdre.

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